REGISTER YOUR SPOT NOW

Enter your details below to get instant access to [enter lead magnet name here]

We process your personal data as stated in our Privacy Policy. You may withdraw your consent at any time by clicking the unsubscribe link at the bottom of any of our emails.

Close

A chaque printemps, vous êtes excité de de reprendre une nouvelle saison apicole.

Enfin, vous allez pouvoir retrouver le plaisir de mettre votre vareuse, d'allumer votre enfumoir, de jouer du lève-cadre dans vos ruches...

Même si vous vous faites parfois piquer!

Vous espérez ne pas avoir de pertes hivernales cette année...


Et pourtant le constat est peut être souvent le même...

Peut-être que la ruche est complètement sèche, vidée de ses provisions, avec une poignée d'abeilles à l'intérieur....

Ou peut-être la ruche est vidée de ses occupante, mais qu'il reste toujours des provisions...

Sont elles mortes de froid? de faim? de maladie?

A quoi sont dues ces pertes hivernales?

Vous vous sentez impuissant.

Pourtant vous avez peut être tout bien fait comme un bon élève. 

Récolte, traitement, nourrissement, et mise en hivernage...

Peut être que vous pensez que ce sont les facteurs environnementaux.

Le froid, les pesticides, le frelon asiatique...

Peut être...


Mais souvent, le problème des pertes hivernales n'est pas l'environnement...


Peut-être que vous ne faites pas les bonnes actions sur vos ruches.

La vérité c'est que même si l'environnement a un rôle et qu'il s'est dégradé ces dernières décennies,

Vos ruches pourraient être en meilleure santé, grâce à vous...

Vous pourriez avoir moins de pertes hivernales.


Je pourrais vous faire un cours sur toutes les maladies de l'abeille.

La nosémose, la maladie noire, les mycose, la loque européenne, la loque américaine etc. 

Pourtant ça vous déservirait.

Pourquoi?

Parce que votre but n'est pas de devenir vétérinaire apicole...

N'est ce pas?

Votre but c'est comprendre pourquoi vos ruches meurent l'hiver dans la plupart des cas.

La vérité, c'est qu'elles meurent souvent pour les 3 raisons suivantes...


#1 Vos ruches sont mortes de faim 

Les abeilles n'avaient pas assez de stock de provision.

Vous retrouverez vos abeilles mortes, la tête dans les alvéoles, mortes de faim après avoir voulu lécher les dernières gouttes de nectar...

Il sera impossible de vous tromper sur la cause de la mort de la colonie...

C'est un cas de pertes hivernale assez facile à éviter.

ruche morte de faim du aux pertes hivernales

Une colonie, morte de faim avec des abeilles mortes la tête dans les alvéoles


Deux raisons peuvent expliquer pourquoi vos ruches sont mortes de faim:


Vous n'avez pas assez nourri vos ruches avant l'hiver

On estime qu'une colonie consomment environ un cadre de provision par mois l'hiver et qu'on doit leur donner plus de 12kg de sirop par colonie en fin de saison.

Si vous n'avez pas assez nourri, les abeilles consommeront le peu de miel qu'elles ont stocké et finiront par "sécher la ruche" et mourrir.

Votre ruche s'est faite pillée par ses voisines avant l'automne

La ruche a été vidée de ses provisions avant l'automne même si vous avez nourri.

Ce cas est reconnaissable par des alvéoles de cires déchiquetées.

Cette situation a été très courante pendant la disette et de la canicule d'aout-septembre 2020. 

Un nombre significatif de colonies sont mortes complètement pillées et vidées.

Les ruches sont mortes de faim très peu de temps avant la fin de l'été.

pillage ruche et pertes hivernales

Pillage d'une couronne de provisions 

#2 Vos ruches se sont effondrées à cause du varroa

Le varroa est l'ennemi numéro 1 des apiculteurs. 

C'est un accarien contre lequel il faudra lutter sans relâche et dont vous ne serez jamais débarrassé.

Il perce le cuticule de l'abeille pour se nourrir des tissus adipeux créant un foyer infectieux.

Plus de 10 virus pourront affecter les abeilles dont un des plus visible est celui du virus ailes déformées.

virus des ailes déformées causant des pertes hivernales

Le varroa peut transmettre son virus le plus visibles, celui des ailes déformées (Deform Wing Virus ou DWV)

Pourtant ce parasite est BEAUCOUP sous-estimé

Je ne compte plus les gens qui m'ont dit qu'ils n'avaient pas de varroa dans leurs ruches.

Que la mortalité de leurs colonies n'avait rien à voir.

Qu'il s'agissait du frelon asiatiques, des intoxications, ou que sais-je encore...

Une étude de l'ADAfrance a montré que seulement 10% des apiculteurs attribuaient les mortalités hivernales au varroa.

Pourtant, il ne s'agit pas d'un problème à la marge.

La lutte contre le varroa, c'est le coeur du problème en apiculture.


Comment reconnaitre une colonie morte du varroa


Ce que est surprenant avec le varroa c'est que vous ne retrouvez pas forcément de cadavres dans vos ruches. 

On parle d'effondrement de la colonie ou colony collapse disorder en anglais (CCD).

Cet effondrement peut avoir lieu en saison, mais il a plus souvent lieu à l'automne.

A ce moment là, le nombre d'abeille diminue naturellement avec la diminution de la ponte de la reine.

Dans le même temps, le varroa continue son augmentation exponentielle...

...jusqu'à ce que le pression en varroa devienne insoutenable et que la colonie s'effondre en quelques semaines.


Peut être que vous remarquerez que les provisions ne manquent pas...

Les couronnes de provisions sont encore bien présentes.

Vous verrez souvent du couvain en mosaique reste avec des larves mortes, des opercules percées et effondrées...

C'est le signe d'une infestation de varroa.


couvain affecté par le varroa causant des pertes hivernales

Le couvain est en mosaique, avec des opercules trouées. La ruche est vidée de ses occupantes.

Si vous êtes infesté de varroa, ce peut être pour une des 3 raisons suivantes...

 Vous n'avez pas fait de traitement du tout 


ça c'est l'erreur typique du débutant qui pense qu'il va passer en les gouttes!

Vous n'y échapperez pas!

Quasi 100% des ruches sont infestées par le varroa chaque année.

Il s'agira juste de garder le taux le plus bas possible tout au long de la saison.

Vous ne vous débarrasserez jamais du varroa, même en traitant!

Mais une ruche non-traitée est condamnée, à coup sûr.


Si vous voulez une analogie, c'est comme une épidémie de covid19, dont vous n'avez pas de vaccin.

Il faudra juste la contrôler à un niveau acceptable en traitant deux fois pas an en été et en hiver.

Ainsi, vous ferez instantanément redescendre la quantité de varroa à un niveau supportable pour la colonie.

Un peu comme lors d'un confinement finalement...

Puis, après chaque traitement, la population varroa recommencera à croitre de manière exponentielle jusqu'au prochain traitement...


 Vous n'avez pas fait de traitement d'hiver


Ce traitement est indispensable 

Alors que le traitement d'été, est majoritairement fait par les apiculteurs, je suis encore surpris de voir que d'autres ne traitent pas l'hiver. 

Est-ce par ignorance ou négligence?

Pourtant en hiver, vous devez absolument retraiter vos colonies.


Car après avoir été quasi éliminé en été, le varroa va se redévelopper en automne.

Le seuil critique défini par les chercheurs pour qu'une colonie passe sainement l'hiver et redémarre au printemps est de 50 varroas par colonie.

Ce seuil vous garantit quasi 0VP/100ab (0 varroa pour 100 abeilles)  ce qui est idéal pour bien débuter la saison suivante.

Si ce seuil n'est pas respecté, la colonie ne pourra pas tenir jusqu'au traitement d'été suivant.


NB: Et pour bien faire un traitement d'hiver, vous devez bien faire attention à traiter lors de l'arrêt de ponte en hiver. 

Une étude suisse a montré qu'un rucher traité en présence de couvain, même en petite quantité pouvait mettre en danger de mort 20% des colonies.

 Vous avez traité grâce à des molécules de synthèses


Je pense notamment à l'amitraze et son traitement apivar, mais pas que...

Les traitements de synthèse ont été très populaires dès l'apparition du varroa (le tau-fluvalinate avec le traitement apistan, le coumaphos et l'amitraze avec le traitement apivar).

Ces molécules sont des molécules de synthèse complexes.

Mais depuis plusieurs années, leur efficacité diminue, à mesure que certaines souches de varroa mutent pour résister.

Elles sont peu à peu délaissées, notamment par les professionnels qui sont passé à l'acide oxalique.

Celle-ci est une molécule organique simple auquel le varroa ne résiste pas pour le moment.

Et certains chercheurs pensent même que le varroa ne résistera jamais aux molécules organiques simples comme l'acide oxalique ou l'acide formique.


molécule amitraze

L'amitraze est un molécule de synthèse complexe 

molécule d'acide oxalique

L'acide oxalique est une molécule organique simple, plus difficile à résister pour le varroa

#3 Vos reines ne se sont pas remérées à temps...

L'automne et l'hiver ne sont ni la saison de l'élevage, ni des fécondations.

A partir de fin septembre, une reine qui meurt ou qui ne pond plus assez condamnera une colonie.

Une reine qui meurt à ce moment laissera des ouvrières sans reines.

Et une colonie sans nouvelle reine devient bourdonneuse...



cadre de ruche bourdonneuse causant des pertes hivernales

Une ruche bourdonneuse, pleine de faux-bourdons et de cellules de faux-bourdons, bombées et pondues de manières éparse

Pourquoi une ruche devient-elle bourdonneuse?

C'est un phénomène naturel.

Vous n'y échapperez pas.

A chaque printemps, vous trouverez des ruches bourdonneuse.

Mais le phénomène peut être accentué par les 2 raisons suivantes...

Vos reines sont trop vielles 

Vous n'avez pas renouvelé vos reines

Après la 3ème année de vie et même après la 2ème parfois, les reines pondent moins ou peuvent mourrir.

Si la reine baisse en ponte, la colonie va élever une nouvelle reine.

Parfois elle gardera l'ancienne qui cohabitera quelques temps avec la nouvelle: on parle de supersédure.

Si la reine meurt, la colonie va élever une nouvelles reine (en réalité plusieurs mais une seule survivra): on parle de remérage naturel.

En revanche cette supersédure ou ce remérage naturel doivent avoir lieu au printemps ou en été.

Sinon, la reine ne peut plus être fécondée ou même élevée.

Pour éviter ça, il est préférable de changer ses reines régulièrement (tous les 2 ou 3 ans pour avoir une ponte dynamique et moins de perte hivernale)

vielle reine d'abeille

Un abdomen poli, des ailes frangées, une peinture abimée mais surtout le code couleur vous permettent de reconnaitre une vielle reine: il est temps de la changer!

Vos reines sont aussi infectées par le varroa

C'est souvent un paramètre oublié des apiculteurs, mais lorsque la colonie est trop infectée par le varroa, votre reine a des chances de d'être infectée également.

En prime, couvain en mosaique, baisse de la fécondité, atrophie des organes, amaigrissement...

La reine peut mourrir sous la pression du varroa avant même l'effondrement de la colonie.

La encore la colonie peut devenir bourdonneuse.

Conclusion pour éviter les pertes hivernales...

Les pertes hivernales sont souvent multifactorielles.

Mais les raisons principales sont:

Pour un bon hivernage, les principaux leviers sur lesquels agir sont donc: 

Ces petits gestes cumulés peuvent faire une grande différence en fin de saison.

Ils peuvent éviter la mort ou la transformation en ruches bourdonneuses d'un grand nombre de colonies. 

Au printemps suivant fini l'hécatombe, fini les pertes hivernales catastrophiques et place à un rucher durable et productif!

Leave a Reply

Your email address will not be published.